jeudi 27 juin 2013

Man of Steel

Réalisé par Zack Snyder
Avec Henry Cavill, Amy Adams, Michael Shannon

Un petit garçon découvre qu'il possède des pouvoirs surnaturels et qu'il n'est pas né sur Terre. Plus tard, il s'engage dans un périple afin de comprendre d'où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s'il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l'espoir pour toute l'humanité.



Un reboot de Superman par Zack Snyder, c'était tout simplement une de mes plus grosses attentes de l'année et si je dis c'était, c'est que l'objectif est très loin d'être atteint. Tout d'abord, il faut savoir que je suis un (très) grand fan du sieur Snyder. Watchmen et L'armée des morts font vraiment partie des films qui resteront à jamais dans ma mémoire et ma vidéothèque. 300 et Sucker Punch sont des films qui m'ont plu dans une moindre mesure et surtout par la patte graphique de Snyder.

Alors que c'est-il passé avec Man of Steel ?
Tout simplement ce qui se passe la plupart du temps quand un réalisateur talentueux décide de partir sur un film de commande, il se vautre et on s'ennuie.
A quel moment s'est-il rasé ?
Le film est découpé en deux parties : l'enfance et l'évolution de Clark Kent et l'essor de Superman. Si la première partie est plutôt bien traitée et réussie, portée avec classe par Kevin Costner, et durant laquelle on voit le travail que fait le père "adoptif" de Clark sur la maîtrise et le contrôle de la force de son fils, la seconde partie est tout simplement sans intérêt.
Oui, le bad guy, c'est ça ...
 En effet, quel intérêt y a-t-il à voir un gars indestructible filer des beignes à un autre gars indestructible ? Ils s'évertuent à se râper le front sur du béton mais vu que cela ne leur fait ni chaud ni froid ... ça n'a absolument aucun intérêt sinon faire la promo de la compagnie de destruction "Clark Kent & Co" dont il n'est nullement question dans le film. Surtout que ça oblitère totalement tout l'intérêt de la première partie sur la maîtrise des pouvoirs.

Et que penser de ce moment magique où Métropolis, en miettes, n'abrite plus que 4 personnes qui regardent le combat. Où sont passés les autres habitants du coin ? mystère. Surement un coup de David Blane encore.
Enfin, cerise sur le gâteau, ils nous sortent le coup de foudre entre Lois & Superman comme ça, d'emblée, à froid. Le premier baiser entre les deux viendra en plus être gâché par une espèce de dialogue supposé être comique entre les deux amoureux ... on touche le fond.
Un moment totalement ... pathétique
Le fond, oui ... on peut dire que pendant bien une heure, je suis resté au fond de mon fauteuil, bien calé, en me demandant combien de temps encore allait durer mon calvaire. J'ai la réponse maintenant : beaucoup trop longtemps.